Les écoles du dimanche qui apprennent l’anarchie aux enfants

Source : Sunday schools that teach children anarchy

New York Times 8 mai 1910

Un millier de jeunes personnes ont été formées à New York pour être les successeurs de Emma Goldman et Alexandre Berkman.

La propagande anarchiste a été si discrètement menée à New York que cela glacera sans doute le sang des nombreuses personnes qui tiennent en sainte horreur cette théorie lorsqu’elles apprendront à travers cet article que les écoles du dimanche anarchistes sont ouvertes ici de la même manière que celles qui préparent les jeunes au baptême, au méthodisme ou à toute autre forme de foi et de croyance.

Ils sont facilement un millier d’enfants dans ces écoles, des enfants qui seront sans aucun doute élevés pour devenir des Alexandre Berkman et des Emma Goldman, avec, peut-être, un semblant de Ferrer ou de Tolstoï. Leur âge varie entre 6 et 16 ans. Pendant la semaine, ils vont à l’école publique et chantent comme les autres le The Star-Spangled Banner, récitent les leçons du système éducatif d’ici et se hâtent de rentrer à la maison pour aider leurs parents, comme le font les autres enfants. Mais le dimanche, ils ressemblent à une petite partie de l’humanité isolée du système social présent qui demande une stricte obéissance et le respect de l’autorité. Ils devront être les propagandistes de l’anarchie lorsque Emma Goldman et Alexandre Berkman auront disparu et lorsque le vieux Ben Tucker sur la Sixième Avenue sera retourné à la poussière.

Le zèle des anarchistes qui expliquent leur doctrine est bien connu de ceux qui ont une nature ou une tendance radicale et qui ont eu l’occasion d’en être témoins mais, pour la grande masse de l’humanité intelligente, tout à fait contente de son sort, la description d’une école du dimanche anarchiste présentée par le The Sunday Time à ses lecteurs s’avérera comme une révélation.

Pour commencer, Dieu n’existe pas dans une école du dimanche anarchiste et la tablette miraculeusement remise à Moïse, avec ses dix commandements n’y est pas plus mise en évidence que ne l’est le dernier code pénal révisé de l’état de New York.

Puisque les anarchistes prêchent contre la théorie de la soumission à l’autorité et à la loi, les enseignants à l’école du dimanche anarchiste prennent soin de ne pas donner l’impression , même avec les enfants d’exercer une autorité. Si un enfant anarchiste n’est pas d’accord avec ce que dit le professeur, il peut faire preuve de sa petite indépendance et le dire. Si il démontre une capacité de raisonnement dans l’expression de ses vues, il est un probable érudit car le but des anarchistes est d’amener les enfants à une totale indépendance vis à vis des restrictions imposées depuis longtemps à la libre pensée.

De temps en temps, un petit se lève dans l’une de ces écoles du dimanche et demande avec le franc-parler et l’irrespect propre à l’enfance :

« Et Dieu? »

Le professeur ne répond pas à la question. Il ne l’élude pas non plus. Il demande aux enfants de réfléchir aux raisons qui les poussent à croire qu’il existe un Dieu. Les jeunes esprits s’attaquent à la formidable question et battent en retraite comme des bébés papillons qui sont venus heurter brutalement leur premier abat-jour.

La plus importante des écoles du dimanche est située sur l’Avenue A. Elle s’appelle l’École du Dimanche Ferrer et était connue, avant l’assassinat du philosophe espagnol, sous le nom de École du Dimanche Radicale. Le changement de nom s’avérera une histoire qui pourrait marquer un profond changement dans la vie des enfants de New York aujourd’hui. Nous en reparlerons un peu plus loin dans cet article.

L’École du Dimanche Ferrer est dirigée par Alexandre Berkman. Elle comprend environ quatre-vingt élèves dans deux classes. Elle est ouverte le dimanche entre 10H et midi. Le plus jeune enfant a 7 ans.

Berkman n’a pas de méthode d’enseignement définie mais agit en fonction de sa perception de la psychologie du groupe au moment des cours. Il n’existe pas de règles. Un chant peut être entonné en chœur, qui parle de liberté pour l’humanité et de haine de l’oppression. Certains enfants peuvent avoir appris par cœur un poème ou un fragment d’argumentaire anarchiste et cela fait l’objet d’une récitations. La formation de l’esprit anarchiste commence alors.

Will Durant et des élèves. Modern School N.Y.C 1911-1912

Berkman, dans une discussion avec un journaliste du Times, dans le local de Mother Earth, la revue anarchiste, a donné un exemple de son enseignement.

Ce sont ces paroles le dimanche suivant l’exécution de Ferrer :

« Il était une fois un être humain qui fut rejeté par la mer sur les rivages d’une île déserte. Il trouva là un grand troupeau de moutons. Il les étudia et observa que certains d’entre eux étaient de constitution robuste et bien nourris. Certains avaient même acquis la force et la férocité des loups. Mais un nombre important de moutons étaient maigres et affaiblis.Ils avaient été maltraités et blessés..

L’homme a pensé qu’il pourrait faire en sorte que ces moutons, qui avaient peu à manger et couverts de bleus après avoir été blessés, apprennent à prendre mieux soin d’eux-mêmes et prennent conscience de l’état dans lequel le pouvoir des moutons puissants comme des loups les avait mis.Il se rendit parmi les moutons souffrants et commença à leur exposer le problème. Cela parvint aux oreilles des moutons forts comme des loups, qui se retournèrent contre l’homme et le tuèrent. »

Lorsque Berkman eut fini cette parabole, un des enfants, un garçon, se leva et dit:

« Mr. Berkman, cette histoire est juste comme celle de la mort de Ferrer ».

Les enfants furent si impressionnés par cette parabole et la discussion qui s’ensuivit que le nom de l’école fut changé en École du Dimanche Ferrer.

« En classe, dit Berkman, nous utilisons généralement l’actualité récente comme sujets de discussion et d’étude.Par exemple, un de nos cours a été inspiré par la célébration Hudson-Fulton à New York.1 Les enfant du East Side ont vu beaucoup de marins des nombreux navires de guerre dans le port.Ils ont vu des marins de différentes nationalités entrant et sortants des cafés, comme les meilleurs amis du monde, bras dessus, bras dessous, se comportant comme des frères. La question s’est posée naturellement. Pourquoi se prennent-ils d’amitié et se comportent-ils en frères sur terre alors qu’en mer on leur commande de se tuer les uns les autres? Ce sont des frères et ils s’aiment et il n’existe aucune raison valable pour qu’ils s’entretuent. »

Un homme qui avait été élevé avec soin dans les vieilles croyances mais qui était devenu agnostique au milieu de sa vie m’a dit un jour que lorsqu’il s’était rendu compte que sa religion s’était éloignée de lui, ce qu’il appelait raison l’avait conduit dans une chambre d’enfant où, comme une petite brute déterminée, il avait rassemblé ses jouets et les avait détruit parce qu’il les considérait comme inutiles. Il pensait que son passage de la foi à l’agnosticisme avait été la tragédie de sa vie.Cet exemple peut s’appliquer facilement à des adultes réfléchis mais il est difficile de le concevoir pour des enfants. Et pourtant, à l’École du dimanche, la tragédie de la destruction des jouets a souvent lieu.

On y enseigne aux élèves la raison. Le professeur ne sert qu’à attirer leur attention vers un problème.

« Un enfant, dit Berkman, voulait savoir si il devait prier. ‘Ma mère veut que je prie, mon père dit que cela n’est pas nécessaire’. »

« Avez-vous répondu à la question ? »

« Non, j’ai essayé de mettre de côté ma propre opinion et d’encourager la mentalité des l’enfant afin qu’ils puissent former les leurs et arriver à leurs propres conclusions. C’est une petite fille qui a répondu à la question en disant ‘C’est bien de prier parce que cela soulage l’esprit’. »

Un jeune élève fit une autre tentative sur le même sujet en demandant si il était possible pour les gens de savoir ce que Dieu voulait qu’ils fassent.

Ces questions au sujet de la vie spirituelle se terminent généralement dans les Écoles anarchistes du dimanche avec la suggestion que certaines choses dans la vie peuvent être comprises et que des questions ne peuvent jamais être résolues. L’attitude mentale des enfants pourrait être résumée ainsi : Nous ne sommes pas certains qu’il existe des raisons de croire que nous devrions prier.

Cela situe bien la question dans le champ de l’agnosticisme. L’enseignant en anarchie ne déclare pas, devant les enfants, que Dieu n’existe pas. Il ne dit pas non plus qu’il existe. Les classes de l’École du dimanche se rendent régulièrement au Musée d’Histoire Naturelle de Central Park, dans les jardins zoologiques et dans d’autres endroits où la nature est étudiée avec le professeur.

L’École du Dimanche Ferrer n’est qu’une parmi la quinzaine d’écoles similaires de l’agglomération. Partout où des groupes anarchistes locaux peuvent organiser leur propre école du dimanche, pour poursuivre leur propagande avec de la littérature, des conférences, etc, ils le font sans demander l’aide des autres. Quand ils ne le peuvent pas, le groupe à l’échelle de l’état les aide. Il n’existe pas de groupe central ou supérieur.Tous sont autonomes mais tous travaillent à développer leurs principes de solidarité et d’aide mutuelle.

Les professeurs de l’École du dimanche se réunissent fréquemment. Ceux qui ont une classe se rassemblent et échangent idées et expériences. Dans cette ville, les anarchistes savent que la réalisation de leur vision est loin et ils sèment déjà les graines dans des sols nouveaux afin qu’une jeune génération prenne la relève de la propagande lorsque la leur aura disparu.

On apprend à ces petits anarchistes à ne croire à aucune autorité. Comme le déclare Mr. Berkman, tout est fait pour les aider à développer leur indépendance vis à vis des lois,à affermir leur mentalité et émotions afin qu’ils deviennent des hommes et des femmes débarrassés des idées reçues.

« Les lois sont des béquilles et les jambes s’atrophient à force de ne pas être utilisées. Le caractère et la mentalité des individus s’atrophient lorsque les lois sont érigées pour les soutenir. Nous préférons ne pas utiliser les béquilles de l’autorité et marcher selon notre libre volonté et indépendance, et nous essayons de vivre de telle manière que les lois ne soient pas nécessaires. »

L’établissement des écoles du dimanche dans le East Side a constitué un nouveau succès pour les anarchistes. Les enseignants ont découvert que les plus jeunes étaient de splendides missionnaires en faisant du prosélytisme auprès de leurs parents et de leur aînés. Tout ce qui est dit et fait en classe est rapporté aux adultes de la maison, dont beaucoup ont souffert cruellement de l’oppression en Russie et qui tiennent la révolution à cœur. Ils écrivent des lettres aux professeurs anarchistes et obtiennent des réponses. Ils discutent des idées soulevées à la maison par leurs enfants et beaucoup d’entre eux deviennent des radicaux et rejoignent des groupes anarchistes.

Les anarchistes diffusent aussi leur propagande en établissant des petites librairies rendues facilement accessibles à tous ceux qui veulent étudier la théorie.

Les plus jeunes ne sont pas oubliés dans cette diffusion. Certains enfants de six ans seulement reçoivent des leçons d’anarchie au jardin d’enfants. L’une de ces leçons apprend à un garçon de six ans, fort et plein de santé, qu’il ne doit pas injurier ou frapper un plus faible que lui mais qu’il doit l’aider parce qu’il en a besoin.Cela constitue le coeur même de l’apprentissage en jardin d’enfants.

Tout ce travail est fait au sein de ce qui est appelé le Workmen’s Circle 2. Le Cercle est le groupe général connu sous le nom de Arbeiter Ring. Un petit badge en émail blanc avec les lettres AR, dans la boutonnière, vous indiquera un des hommes qui rêve de voir s’accomplir la prophétie de Isaïe et de hâter le moment où le lion et l’agneau se coucheront côte à côte et qu’il n’y aura plus de moutons meurtris ou affamés.

Source :The Workmen’s Circle

L’anarchie est maintenue si bien étouffée à New York par un voile de gaze opaque sur lequel plane l’image des détachements de police, que le citoyen ordinaire perspicace n’a aucune chance d’être prévenu ou préparé en cas de menace réelle du mouvement. Par exemple, la dixième convention nationale du Workmen’s Circle vient de se terminer hier dans cette ville fermée. Les délégués de cette convention représentent 450 groupes ou 65 000 anarchistes militants. Ils étaient au nombre de 550 et venaient de toute les villes de l’Union et beaucoup du Canada. La convention s’est tenue au New Star Casino, au 115 East 107th Street.

La cause anarchiste a fait des progrès concrets ces derniers temps. Ils ont acheté leurs propres cimetières, ont établi un sanatorium pour leurs membres tuberculeux à Liberty, dans l’état de New-York et en soutiennent financièrement un autre à Denver. Ils participent financièrement à des hôpitaux et des librairies à des fins éducatives. Tout ce que fait le Arbeiter Ring doit bénéficier à l’ensemble du mouvement anarchiste car toutes les décisions sont prises par référendum. Il n’existe pas de président ou d’administrateur. Les anarchistes ne croit qu’en la solidarité et ne reconnaissent aucune autorité.

L’Arbeiter Ring, dans ce pays, est bien sûr une branche du International Circle qui propage l’anarchie dans tous les pays et Berkman en est un délégué .

« Tous les journaux ne parlent que du fait que nous sommes assaillis par les agents des services secrets et la police.Les anarchistes ne prônent pas la violence. Nous sommes partisans de la paix. Dimanche dernier, nos enfants –1 000 d’entre eux – ont donné une représentation au Murray Hill Lyceum. Ils ont représenté la guerre et la paix. Les petits garçons, avec des épées et des fusils, plaidaient pour la guerre et les petites filles, plaidaient pour la paix avec des sourires et des fleurs. Les filles ont gagné et les garçons ont abandonné leurs uniformes pour des bleus de travail d’ouvriers, ont lâché leurs épées et fusils pour des faux et des outils de travail. Que pouvait-il y avoir de dangereux dans cela? »

L’homme qui a purgé sa peine de prison pour avoir tiré sur Frick 3, le millionnaire de l’acier, durant la grève de Homestead, n’a rien de sinistre. Il ressemble à un professeur de collège, a une voix agréable et yeux intelligents et un large front. Il gagne sa vie en préparant des élève à l’Examen du Régent 4, donnant des cours dans l’East Side, la journée et le soir.

Le petit appartement en haut de la Treizième Rue Est au numéro 210, où il vit et édite Mother Earth avec Emma Goldman, est l’appartement des pauvres.Mais le salon est confortable et accueillant. Des photos de théoriciens anarchistes célèbres décorent les murs. La voix de Caruso, dans le grand aria de Tosca, diffusée par un phonographe, sort d’une fenêtre ouverte pendant que Berkman parle avec le journaliste du Times. C’était une atmosphère chaleureuse, la soirée était chaude et nous étions contents de la petite brise qui rafraîchissait l’endroit.

Revenant aux Écoles du dimanche, Berkman dit :

« Nous n’enseignons aucun -isme. Notre but est de développer la personnalité et la mentalité des enfants. Nous essayons de les faire réfléchir ,être critiques et ressentir »
Nous voulons que se développent leurs natures émotionnelles et intellectuelles. Nous voulons en faire des hommes et des femmes entièrement libérées des vieilles contraintes. Nous espérons qu’ils grandiront dans un esprit de solidarité et de coopération. Nous essayons de leur enseigner à l’école et en dehors.
Nous essayons de leur enseigner le droit éthique et la raison. Notre Radical Boys’ Literary Club, des garçons âgés d’environ 13 ou 14 ans, se réunit après l’école et ils gèrent leur organisation comme le feraient des adultes. Ils en sont à un point où ils n’ont plus besoin de l’aide de leurs aînés. »

Parmi les anarchistes adultes, la cause est maintenue vivante par des articles fervents dans leurs publications. A savoir l’hebdomadaire Frei Arbiter Stimme,avec un tirage de12 000 exemplaires; Mother Earth, avec un tirage de 6 000; Freiheit, avec 5 000 exemplaire et Voine Listy, un journal des milieux bohêmes avec un tirage de 4 500 exemplaires.

Il existe neuf groupes d’anarchistes à New York. Ils tiennent des réunions régulières et conduisent la propagande à travers des conférences, des débats, etc.

Dans le quartier qui va de la Quatorzième Rue à Battery à l’est de Broadway,vivent 850 000 habitants. C’est ici que bat le cœur de l’anarchie. Presque tous d’entre eux sont nés à l’étranger, le pourcentage de ceux qui sont nés ici est insignifiant.

Forsyth Street, Chrystie, Cannon, Pitt, Columbia, la Deuxième Rue Streets disposent tous de petites salles qui peuvent être louées un dollar ou deux pour un mariages, un banquet,une réunion d’une loge ou d’un groupe anarchiste.

L’homme qui a vécu un temps dans ce quartier grouillant de Manhattan ne met pas longtemps à trouver un endroit où il peut se rendre et écouter exposer toutes les idées anarchistes qu’il veut. J’ai, une fois rencontré Saul Yanovsky, l’éditeur du Frei Arbiter Stimme. Un homme aux yeux rêveur, une barbe pointue et une énergie nerveuse, qui semblait être regardé comme une sorte de dieu par un groupe de jeunes hommes et femmes qui l’attendait.

Yanovsky et Berkman ont été tous les deux entendus par la police après l’explosion de la bombe de Silverstein à Union Square en 1908, et comme rien n’a été retenu contre eux, l’audition n’eut pas de suite.Lorsque j’ai demandé à Yanovsky ce qu’il pensait de l’acte de Silverstein, il a répondu :

« L’homme qui commet un acte violent, si il n’est pas fou, est désespéré. La violence n’a jamais été bénéfique à l’anarchie. Tout gouvernement est une forme de violence. Supposons que Silverstein a souffert personnellement – et que son acte était celui d’un homme impatient et ignorant man – qu’a t’il accompli? Il s’est simplement tué et a offert aux ennemis de l’anarchie une occasion pour répandre leurs calomnies. Ils les a seulement aidés tuer une chance d’obtenir la liberté. »

Berkman a été un peu plus clair sur le sujet de la violence et de l’anarchie :

« Si un républicain ou un démocrate lançait une bombe ou tuait quelqu’un, le parti républicain ou démocrate ne serait pas tenu pour responsable. Lorsque un anarchiste commet un tel acte, nous disons que ce n’est pas l’anarchie qui l’a inspiré mais que ce sont les conditions d’inégalité et d’injustice qui en sont la cause. Pour arrêter ces crimes, enlevez leurs causes. L’anarchie est pour la justice et la liberté. Elle ne peut pas être blâmée pour des actes individuels de violence. »

Parmi les orateurs favoris de l’anarchie dans le East Side, à part Yanovsky et Berkman, il y a le Dr. Ben Reitman, dont la méthode consiste à exciter les auditeurs par des mots incendiaires décrivant les maux résultant de l’ordre social actuel. Avec les autres, il pense que l’anarchie accumule des forces, continuera à le faire, et constituera le moteur d’un lent mouvement social à travers les âges.

NDT

1.La célébration Hudson–Fulton eut lieu dans les états de New York et du New Jersey du 25 septembre au 9 octobre 1909 pour commémorer le 300ème anniversaire de la découverte de la rivière Hudson par Henry Hudson et le100ème anniversaire de la première utilisation commerciale du bateau à roues à aubes par Robert Fulton.

2.Le Workmen’s Circle de New-York (ou Der Arbeter Ring) existe toujours. Voir The Workmen’s Circle

3.Frick voir Homestead et l’attentat contre Frick. 1892 – 1901

4.Regents Examinations : Examens propres à l’état de New-York Voir Regents Examinations

Traduction R&B