Ombres et lumière dans la vie d’une avant-garde (1)

Texte original : Light and Shadows in the Life of an avant-guard. Mother Earth Vol 4, n°12, février 1910

Être à l’avant-garde pendant de nombreuses années d’activité publique est décourageant. Mais si l’on considère que l’anarchisme est la seule théorie sociale qui réévalue toutes les valeurs nous voyons tout de suite que la situation de ses partisans restera celle d’une avant-garde pour quelques temps encore.

Les traditions et habitudes sont tenaces, chez l’être humain et dans les institutions. Pas seulement parce que tout vise aujourd’hui à perpétuer le passé mais parce que le passé à une formidable capacité à ne pas lâcher prise. Et donc, nous voyons rarement ce qui est le plus radical, le plus progressiste, remplacer le plus ancien.

Mais ce n’est que depuis une période comparativement courte au vue de l’histoire que l’anarchisme, le reconstructeur de la vie social, le transvaluateur de toutes les valeurs, a fait son apparition à l’horizon intellectuel du monde.

Sa tâche était monumentale. Le Roc des Ages, gigantesque et inamovible, lui barrait la route. Mais l’anarchisme, sans peur, serein et fier, a commencé son assaut. Aujourd’hui, c’est une force vivante à l’oeuvre, la plus haïe et la plus adorée de toutes les théories, qui a commencé à reconstruire le monde.

Ce qui est étonnant n’est pas qu’il a accompli si peu mais qu’il a tant fait. Et la vie de l’avant-garde, avec toutes ses ombres, ne peut jamais perdre sa lumière, sa riche et chaude lumière.

J’ai parlé de ses ombres à plus d’une occasion. En fait, durant ces deux dernières années, Mother Earth n’a transmis que de la sinistrose.

En 1908, ma tournée a été affectée par la crise et son résultat inévitable: une humanité révoltée s’exprimant à travers les actes de Averbuch and Silverstein. 1

La police, comme les bêtes sauvages des forêts, devient folle à la vue du sang, en réclamant encore plus. Qui, sinon l’avant-garde anarchiste, ferait une meilleure proie? Ses réunions furent interdites et ses orateurs réduits au silence. Ma tournée, bien que assez organisée pour surmonter tous les obstacles, n’a pu apporter qu’une très petite aide financière à Mother Earth.

L’avant-garde, comme les braves, ne connaît pas de repos. Au début de l’automne 1908, j’ai entrepris un autre voyage. A ce moment-là, la crise avait contraint les gens à la soumission et brisé totalement leur volonté; la pauvreté et le désespoir ne s’intéressent pas à la vie et aux problèmes de la vie. C’était aussi le moment de l’élection présidentielle, qui, dans ce « pays libre », est devenu une plus grande calamité que le couronnement du tsar en Russie. Cette tournée fut aussi un échec.

J’avais presque désespéré d’un changement. Tout semblait conspirer pour transformer les ombres de la vie en nuages noirs, excluant toute foi et espérance. Il semblait inutile d’entreprendre une autre tournée et, sans moyens possibles de financer Mother Earth, j’étais presque décidée à abandonner la lutte.

Mais le pouvoir de la persévérance surmonte tous les obstacles.

Lorsque l’infatigable Ben Reitman m’a télégraphié de Chicago : « La police accepte de te laisser parler dans cette ville. Donne-moi des dates, » toutes les déceptions des deux années passées étaient oubliées. L’avenir était à nouveau porteur d’espoirs.

Que l’on doive dépendre de l’autorisation de la police dans un pays où la liberté est un slogan quotidien n’est pas bon signe. Il est préférable cependant de rencontrer l’ennemi au grand jour plutôt que de se laisser surprendre par lui sans le voir Maintes et maintes fois, du travail, de l’énergie et de l’argent ont été dépensés pour l’organisation de réunions en pure perte finalement suite à l’intervention de la police. L’expérience nous a appris cette leçon: Puisque la liberté d’expression n’est plus un droit pour tous, sans appréhension ou favoritisme, il est préférable de déterminer au préalable les endroits où elle subira le moins d’interférences.

Nous avions à peine commencé notre tournée que Detroit s’est opposé à la liberté d’expression.

Oh, esprit de Robert Reitzel, où es-tu? 2 — et vous qui avez savouré le chant de cette alouette de la liberté, vous qui lui avez voué un culte, la dernière note de son chant ne s’était pas éteinte que vous vous êtes soumis à la tsarisation de votre ville. Votre amour de la liberté n’a t ‘il été que le simple reflet du génie de Reitzel, vous laissant vides et pauvres maintenant qu’il n’est plus ? Vous aurez bientôt l’occasion de montrer si le travail de Der Arme Teufel a été compris où si cela n’a été qu’une fantaisie passagère. Nous venons à Detroit affirmer notre droit à la liberté d’expression.

A Buffalo, la police se sent encore manifestement menacée par l’ombre de ce pauvre garçon qu’elle a laissé pour mort avant que la justice chrétienne ne l’envoie à la chaise électrique 3. Comment expliquer autrement sa crainte de la liberté de parole. Les efforts énergiques d’un vrai ami der la liberté, Mr. Fred Schulder, ont été vains. Mais pas tout à fait cependant comme le prouve sa lettre :

Chère Emma: —

Ta lettre du 9, avec les coupures de presse, est arrivée hier.

Après avoir vu le maire deux fois sa secrétaire trois fois et le chef de la police trois fois, je n’ai pas réussi à obtenir l’assurance que tu sois autorisée à parler à Buffalo.

Hier, le chef Regan m’a dit qu’il devra y être contraint par les tribunaux avant que de te laisser parler mais j’ai tant insisté qu’il a finalement accepté de me revoir aujourd’hui et avoir une réponse définitive. J’ai fait part de mon rendez vous au réceptionniste qui est allé voir aussitôt le Seigneur des lieux. A son retour, il m’a informé que le chef ne pourrait pas me voir ce matin parce qu’il devait se rendre au tribunal et qu’il devait partir aussitôt; mais en aucun cas, »elle ne peut parler »; Je devrai revenir à 14H si je voulais le voir.

Je suis allé voir un ami que je savais entièrement sympathisant avec la Liberté d’Expression. Je lui ai fait part du résultat de mes différents entretiens et lui ai dit que j’aimerai avoir un témoin si je revoyais le chef de la police. En dernier recours, je pensais lui demander si il vous autorisait à réciter le Notre Père à Buffalo. Sa réponse, oui ou non, en aurait fait la risée de mon ami. Ce dernier était sûr que le chef ne ferait que tergiverser; comme aucun journal ici n’oserait écrire quelque chose de désobligeant envers la police, il pensait que tout cela serait inutile. En outre, il pensait que si il s’occupait de cette affaire, la police trouverait une manière de lui nuire.

En partie d’après l’avis de Mr B. et en partie parce que j’ai un méchant rhume depuis plusieurs jours qui ressemble à une légère attaque de grippe, et que le temps alterne pluie et neige fondue où l’on s’enfonce jusqu’aux chevilles, j’ai décidé de rester au chaux cet après-midi et de me soigner. Je peux écrire au maire mais cela sera probablement inutile.

Je ne m’étais jamais rendu compte auparavant de l’influence corruptrice de l’appareil politique — Il rend les personnes lâches ! Un politicien, lisse comme une anguille, m’a dit qu’il pensait être un anarchiste philosophique lui-même.Mais que, bien sûr, dans sa position, etc. Je ne me suis jamais qualifié de « philosophique » et, quand quelqu’un me décrit ainsi, je me moque de lui; mais après avoir entendu des politiciens racoleurs et intrigants, des gens sans consistance, appliquer ce terme à eux-mêmes, j’aurai un frisson lorsque j’entendrai cette association de mots.

Mon ami a découvert ce que j’affirme depuis de nombreuses années, à savoir que le terme « anarchiste philosophique » est vraiment une apologie de la lâcheté qui veut apparaître comme intéressant.

Columbus, Ohio, peut se vanter d’avoir un maire intelligent, ou du moins assez intelligent pour savoir la différence entre socialisme et anarchisme.

« Si Emma Goldman était socialiste, je la laisserais parler Mais elle est anarchiste. »Comme le Général. Funston, le maire sait que le socialisme perpétue le gouvernement et qu’il est donc moins dangereux pour la situation d’un officier ou d’un maire que l’anarchisme qui n’a de place ni pour l’un ni pour l’autre.

Celles et ceux qui vivent à New York et qui comptent parmi leurs amis des socialistes comme Leonard D. Abbott, Annie et Rose Strunsky, English Walling, etc., n’ont pas idée des éléments qui composent le Parti Socialiste du Middle West. Il est impossible de concevoir un agglomérat de personnes plus conservatrices, bigotes et rétrogrades.

A Chicago, l’éditeur du Daily Socialist n’aurait pas risqué des voix d’électeurs en annonçant que la Liberté d’Expression allait s’affirmer à nouveau dans cette ville; Mais il est tout à fait disposé à appliquer double tarif pour les publicités de E. G.. Naturellement, les saloons, les banques et autres commerces malhonnêtes sont plus importants aux yeux des socialistes de Chicago que le droit d’une voix humaniste à être entendue.

A Milwaukee le politicien socialiste Berger n’acceptera pas nos publicités. Comment pourrait-il salir ainsi son âme politique immaculée? Dans son indignation vertueuse, il demande que »l’on s’en prenne au Daily Socialist de Chicago pour avoir accepter de faire paraître une publicité pour une conférence de Emma Goldman. »

Lorsque deux voleurs se querellent, l’honnête homme en profite.peut-être que quant l’autocrate Berger s’en prendra à l’autocrate Simons, les pauvres sujets abusés du parti apprendront à apprécier leur indépendance.

A Hannibal, un juge socialiste , Abner S. Smith, dont les activités socialistes consistent à expulser les gens qui ne parviennent plus à nourrir leur propriétaire, s’empresse d’assurer les habitants de cette ville que les socialistes sont avant tout respectueux des lois. « Nous croyons dans les lois et leur obéissons mais nous pensons que les gens devraient participer à leur élaboration. » Voilà à quoi ressemble un partisan de Karl Marx, qui est mort en espérant que sa théorie révolutionnera le monde.

Et suite à ces concessions, à ces lâchetés, à cette servilité peureuse envers l’opinion publique — la défaite, rien que la défaite. Quel dommage.

Si les êtres humains n’étaient pas meilleurs que les partis politiques, il y aurait de quoi désespérer de l’avenir. Mais la conscience qu’il existe des socialistes de caractère avec une fort personnalité compense tous les défauts des politiciens du parti. Nous avons rencontré quelques-unes de ces précieuses raretés à Madison, Wisconsin dont je parlerai plus tard.

Le premier rayon de lumière est apparu à Cleveland. Les conférences en anglais ont toujours été médiocres dans cette ville, mais le 9 janvier, trois jours après l’arrivée de Ben Reitman, les réunion ont dépassé nos plus grandes attentes. Un important public s’est déplacé par deux fois, non pas par curiosité mais intéressés d’apprendre la vérité au sujet du plus grand crime du vingtième siècle, commis par l’Église Catholique. Le sujet était Francisco Ferrer et l’École Moderne.4

Les foules qui viennent entendre parler de la vie et de l’œuvre de cet homme prouvent que la mort héroïque de cette figure tragique à Montjuich continue de susciter l’indignation générale.

En dénonçant les mensonges et les calomnies qui continuent à paraître dans la presse catholique d’Amérique au sujet de Ferrer, j’espère faire de son nom et de son œuvre une force vivante et agissante parmi nous et ainsi payer mon tribut dans une petite mesure à la mémoire de notre camarade mort.

Notre séjour réussi à Cleveland s’est terminé par une réunion en yiddish.

A Toledo, la morosité de la ville et les trottoirs verglacés brillants comme des miroirs n’ont pas obscurci la lumière qui a suivi. Une conférence organisée en vingt quatre heures a attiré un large public et s’est déroulé comme sur des roulettes. Même moi, sur le chemin entre la salle et l’hôtel; comme sur des roulettes, en effet, si bien que j’ai atterri sur un des miroirs, laissant la glace intacte mais en me cassant presque le dos.

Chicago a été minutieusement balayé par l’ouragan Ben L. Reitman. Durant trois semaines, seuls, avec contre lui amis et ennemis, malgré la conspiration du silence de la part de la presse de Chicago, Reitman a prouvé à la satisfaction de tous qu’un individu déterminé pouvait soulever des montagnes.

Le succès des conférences à Chicago représentait beaucoup pour notre ami docteur. C’est la ville dans les rues de laquelle il a passé son enfance grandi. C’est là aussi qu’il est devenu un de nos prétendus marginaux. C’est à Chicago qu’il a obtenu un laissez-passer pour la société respectable sous la forme d’un diplôme de médecin C’est à Chicago encore qu’il a reçu les honneurs de la citoyenneté américaine, en recevant son premier baptême de matraques de la police pendant une manifestation de chômeurs. C’est là qu’il a été amené a apprécier le vrai sens de la Liberté d’Expression selon la police. Oui, le succès des conférences représentait plus pour lui que beaucoup ne peuvent l’imaginer. Alors il a travaillé comme seul le peut un homme avec un grand dessein, de sorte que jamais auparavant, même à l’occasion de la visite de Pierre Kropotkine, il n’y eut de réussite plus extraordinaire.

Six conférences en anglais et trois en yiddish bondées chaque soir malgré le temps désolant de Chicago. Plus de quatre mille entrées et une énorme quantité de documentation vendue, grâce à l’énergie et au talent du Dr. Reitman. Mais le fait le plus remarquable de la campagne est la réorganisation du vieux Social Science Club en un jeune outil combatif avec de nouveaux militants et des réunions hebdomadaires en anglais régulières. Pas étonnant que nos camarades, même les plus timorés, ont été redynamisés. Inspirés par un seul, tous ont travaillé fidèlement. Le Dr. Yampolsky, Wm. Nathanson, B. Weinninger, Anna et Jake Livshis, Edith Adams, F. Weber, et d’autres camarades dont je ne me souviens pas du nom.

Milwaukee a été l’étape suivante. Avec le même succès. Trois excellentes réunions, organisées en quelques jours. Ajouté à cela, quelques articles décents dans plusieurs quotidiens, des journaux conservateurs, notez bien, pas socialistes.

Madison, Wisconsin, a eu un grand charme pour moi ces dernières années en raison de sa bibliothèque historique. Ce que j’y ai trouvé est vraiment extraordinaire. Certainement l’institution la mieux équipée et la mieux gérée que je n’ai jamais vue dans aucune autre ville en Amérique. Aucune autre bibliothèque ne possède une telle collection de livres, journaux et revues sur le monde ouvrier, le syndicalisme, le socialisme et l’anarchisme. Oui, même l’anarchisme, cette théorie des plus haïes, taboues et incomprises.

Pendant les quelques heures que j’ai pu passer dans la bibliothèque grâce à l’aide généreuse de Mr. Andrews, le responsable de la recherche, j’ai vu des collections des premiers journaux, livres et pamphlets anarchistes publiés en Amérique. Des collections complètes de the Alarm, Fackel, Vorbote, Chicago Arbeiter Zeitung, Free Society, Liberty, Freiheit, Mother Earth, et des tas d’autres. De nombreux pamphlets aussi, datant d’au moins un demi siècle. En fait, l’endroit parfait pour un étudiant sérieux. Si l’orientation libérale de cette bibliothèque est poursuivie, elle pourrait prétendre devenir, dans une moindre mesure, ce qu’est le British Museum pour l’Angleterre.

Durant tous mes voyages de long en large dans ce pays, j’ai trouvé ses villes universitaires parmi les plus sectaires, arrogantes et conservatrices. Madison, Wisconsin, est, sans aucun doute, une heureuse exception. L’esprit progressiste chez les professeurs et étudiants est inhabituel. Les professeurs. Ross, Commons, Yastrow, et autres, écrivent l’histoire de l’Amérique. Grâce à eux, les étudiants s’humanisent et se socialisent. Ils s’intéressent à autre chose qu’au baseball et au football. Que des universitaires soient prêts à venir écouter Emma Goldman en grand nombre était plus que ne pouvaient tolérer les citoyens de Madison. A peine étions-nous partis que le Democrat, un journal à sensation, attaquait venimeusement l’université. Mais je suis convaincue que tout ce bruit n’intimidera pas les progressistes.Ni ne refrénera leur louable désir d’apprendre la vérité à partir des bonnes sources. Le professeur Ross, qui a résisté aux différentes attaques contre son droit à penser de manière indépendante et à étudier la sociologie moderne à Stanford et à l’université du Nebraska, ne risque pas d’être dérangé dans sa démarche par ce que peut dire le Democrat. Ce fut un grand honneur de le rencontrer. Son physique magnifique, ses lignes larges et généreuses, sa vision éclairée des événements sociaux et son grand humanisme étaient rafraîchissants après avoir rencontré tant de pygmées qui infestent les universités américaines.

Le plus beau moment de notre court séjour à Milwaukee a été au Socialist Students’ Club, dont les membres surpassent de loin leur dirigeant politique. Le Dr. Reitman et moi avons été invités à leur table ronde à la Y. M. C. A. (sainte horreur!), où l’on nous a demandé de prendre la parole. Le docteur a parlé de la relation entre éducateur et agitateur et j’ai fait quelques remarques sur les différences entre les étudiants russes et américains. Un membre du Club nous a aidé à l’organisation de nos propres conférences, dans un esprit réellement fraternel. Notre séjour à Madison n’a pas été seulement très intéressant et profitable, mais également très agréable. Une ballade en traîneau dans cette magnifique région, dans toute la splendeur d’un hiver blanc, m’a ramené aux joies inoubliables de la troïka russe, filant dans le froid, la musique de ses clochettes se répercutant à travers les forêts et les champs. Je suis redevable à un ami de longue date, aujourd’hui professeur à l’université et citoyen respectable de cette ville, pour cette journée d’enfance à Madison.

La lumière subsiste encore, alors même que j’écris cela dans la ville de St. Louis, dont je décrirai nos réussite une autre fois.

La vie de l’avant-garde est d’une telle richesse, d’une telle plénitudes, si accaparante. La seule qui vaut la peine d’être vécue.

Emma Goldman.

Traduction R&B


NDT

1. Lazarus Averbuch : Jeune juif d’origine russe de 18 ans abattu par George Shippy, chef de la police de Chicago, le 2 mars 1908 dans des circonstances troubles. Accusé, sans doute à tort, d’avoir voulu assassiner Shippy, la mort de Averbuch avait déclenché une vague anti-anarchiste et d’antisémitisme. Emma Goldman à son arrivée à Chicago avait dû annuler les conférences prévue.s

Selig Silverstein : Anarchiste tué par sa bombe le 29 mars 1908, à Union Square, New York City, lors d’une manifestation non autorisée que la police tentait de disperser

2. Robert Reitzel 1849-1898 D’origine allemande, il émigre aux États-Unis en 1870. Poète, journaliste et éditeur du journal Der arme Teufel à Detroit

3. Leon Czolgosz, auteur de l’attentat contre le président McKinley à Buffalo le 6 septembre 1901. Voir L’assassinat du président McKinley et La Tragédie de Buffalo

4. Voir Francisco Ferrer et l’École Moderne et L’importance sociale de l’École Moderne